Lors d'une hémorragie, le corps se vide de son sang et la pression artérielle chute. En moins de trois minutes, il ne restera plus assez de sang dans le système circulatoire pour que le coeur fonctionne normalement et s'arrêtera.
Dans l'urgence : une compression directe
- S’assurer de l’absence de corps étranger dans la plaie
- Comprimer avec la main directement au niveau
du saignement
(penser à se protéger les mains si on peut).
- Allonger la victime
- Vérifier que le sang ne coule plus
- Couvrir et rassurer la victime en attendant
l’arrivée des secours
(En cas de contact avec le sang de la victime, se laver les mains avec de l’eau et du savon puis les rincer à l’eau de javel diluée. En cas de doute, demander un avis médical.)
Si on peut : faire un pansement compressif
- On va utiliser le tampon relais quand la compression manuelle directe est efficace mais que l’on est obligé de lâcher la compression pour alerter, intervenir sur une autre victime, faire d’autres gestes de secours sur la victime
La compression directe peut être remplacée par un « pansement » réalisé à l’aide de ce que l'on peut trouver (écharpe, paquet de mouchoir, tissus...) enserré dans une bande de tissus.
Quand il n'y a pas d'autre choix : un garrot
- Dans une situation extrême (plusieurs victimes, membres sectionnées, objet dans la plaie...), la pose d'un garrot peut-être envisagée.
Mais il faudra prendre certaines précautions :
- Le garrot ne peut se poser que sur les bras ou les jambes
- il se fait avec une bande de tissus large et non élastique
- Poser le garrot entre la blessure et le coeur, serrer jusqu'à ce que l'hémorragie s'arrête
- Notez l'heure à la quelle vous avez posé le garrot
- Ne pas enlevez le garrot, les services de secours s'en occuperont